Le jour s'exténue. Détruite, seule et égarée ; je me suis vu montant les escaliers célestes. Mon c½ur malheureux quant à lui se consolait avant que les étoiles filantes que je suivais des yeux ne s'écrasent à mes pieds. Le c½ur, rempli de leurs poussières oubliait le monde qui l'a oublié à son tour. Le lendemain, je pensais encore à ces petites brisures d'étoiles qui s'accrochaient la veille à mes jambes tremblantes, mes tristes hallucinations qui ne veulent point me quitter. Je me sens mal de devoir les abandonner au bord de l'abîme, et de continuer, seule, mon éternel voyage. Il parait que là où je vais, ce purgatoire dont je frappe les portes est une douloureuse épreuve qui purifie l'âme au point de la déchirer. Mais ce qui étouffe l'esprit n'est pas le battement d'ailes angéliques, ni les braises ardentes en dessous de nos pieds. Ce qui tue l'esprit vient de lui même, l'attachement à ces choses qu'on ne possède plus. Ainsi, la chute des astres qui fut l'évènement le plus tragique de ma vie me hantera même après l'éclipse.